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09/12/2015

Macron et ses fantasmes d'un autre temps

E.  Macron.jpg

C'est son droit de délirer - quoi qu'il en soit, il n'est nul besoin de déifier qui que ce soit : ni Staline - ni de Gaulle - ni Khomeini

[ « Je suis un homme ; je considère que rien de ce qui est humain ne m'est étranger » - vers de Térence - ]

Esthétique - Scientifique - Philosophe - Politique, depuis l'antiquité jusqu'à notre époque leur mode penser est l'expression d'une spiritualité* qui ne doit rien à la religion ou à je ne sais quelle divinité - philosophes, ils ont marqués l'histoire et marquent philosophiquement au fil des temps un peu partout dans le monde plus profondément la plupart des sociétés, ils se nomment : Leucippe, Démocrite, Épicure, Ésope, Aristophane, Lucrèce, Ovide, Galilée, La Fontaine, Émilie du Châtelet, Olympe de Gouges, Holbach, Nietzsche et comptent parmi les plus connus des penseurs de l'immanence

* : vie de la conscience

À notre époque contemporaine ces penseurs ont pour relais : Albert Camus, Dawkins, Élisabeth et Robert Badinter, Michel Onfray* ( * : quand ce dernier ne s'occupe pas de la politique étrangère de la France ) - antiques, classiques, des lumières ou contemporains on leur doit de mieux comprendre que l'on peut vivre le mieux possible ici et maintenant en affirmant comme le fit Térence* ( * : 2e siècle avant notre ère ) que rien de ce qui est humain nous est étranger

Nos actes sont seuls la cause de notre avenir et nous sommes en parfaite capacité d'entrevoir l'avenir d'une société entièrement responsable : liberté - égalité - fraternité - équité, tout en étant, s'il faut devoir le rappeler, contre la peine de mort

Ce n'est pas d'un roi dont les françaises et les français ont besoin mais d'un septennat non renouvelable, de supprimer le Sénat, de voter le même jour pour élire les parlementaires et les conseillers de régions pour exercer leurs mandatures réduites à deux mandats : l'objectif étant d'éviter autant le carriérisme que l'odieux clientéliste - mais implique aussi de mettre fin à l'Europe politique – de fermer les frontières à toutes immigrations pendant au moins les 20 ans à venir, d'abroger le principe du regroupement familial pour revenir ( dès que cela sera possible ) à un contrat de travail à durée limitée ( comme avant Giscard ) - ce qui en outre implique de mettre fin à la liberté de circulation des personnes européennes pour en contrepartie mutualiser entre nations les recherches et développements : d'associer notre pays avec les autres pays européens pour réaliser de grands projets fondateurs d'une économie durable, non toxique, non polluante - autant de projets responsables marqués par la volonté de s'engager dans une stratégie économique à seule fin de préserver la planète ce qui reviendrait à sauver ( entre-autres espèces ) l'espèce humaine

Apparté :

ce matin à propos des régionales, sur BFM TV le socialiste M. Valls n'a pu s'empêcher de faire son pitch islamophile quand l'islam incompatible avec les libertés individuelles est un enfer pour les femmes*1, les athées et les homosexuels - mais rien n'y fait, tout est bon pour tenter de se maintenir au pouvoir grâce à un poignée de voix qui vient s'ajouter à celle de toute personne qui s'imagine, sans avoir lu le coran ou la sunna, que le message porté par un prophète pédocriminel ( qui a passé les 3/4 de sa vie le sabre à la main ) est celui d'une religion de paix et d'amour

*1 : le coran et les femmes

http://laicite-moderne.blogspot.fr/2011/06/les-mille-et-un-diktats.html

Crab 9 Décembre 2015

 

Suites : … à propos des régionales

http://laicite-moderne.blogspot.fr/2015/12/valerie-et-les-autres.html

ou sur :

http://laiciteetsociete.hautetfort.com/archive/2015/12/08/valerie-et-les-autres-5728206.html

 

22/07/2015

Mariage forcé

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Lu dans la presse :

L'association Voix de femmes a lancé une campagne de lutte contre le mariage forcé à l'occasion des grandes vacances, une période particulièrement à risque.

 

Elle envoie des messages à son éducatrice à 1 heure ou 2 heures du matin. Un moment de répit pendant lequel elle se sait seule, non surveillée. Shaïma (1), une jeune Algérienne de bientôt 20 ans, a été envoyée au pays à la mi-juin, promise à un cousin qu’elle ne souhaite pas épouser. «Elle n’a pas le droit de sortir. Son passeport et sa carte de séjour sont chez son oncle», raconte Marie, l’éducatrice spécialisée qui la suit depuis quelques mois. Shaïma est loin d’être seule dans cette situation, mais il est difficile d’évaluer précisément le nombre de jeunes filles menacées de mariage forcé en France. Le chiffre de 70 000 revient souvent, issu d’un rapport du Haut conseil à l’intégration de 2003, mais sa véracité est remise en question.

 

Reste que le mariage forcé est une réalité, et l’été une période particulièrement à risque. «Souvent, les mariages forcés sont déguisés en vacances», prévient Sarah Jamaa, directrice de Voix de femmes. Cette association a donc lancé une campagne début juillet, qui vise à empêcher les départs contraints et va courir sur un an. Depuis 2013, le fait de tromper quelqu’un pour l’emmener à l’étranger afin de le marier est passible de trois ans de prison et 45 000 euros d’amende.

 

La mère de Shaïma l’a fait venir en France il y a quatre ans pour s’occuper de ses petits frères et sœurs. Pas question de l’autoriser à faire autre chose, si ce n’est les allers-retours entre la maison et le lycée. Lorsqu’elle réalise que Shaïma commence à avoir des amis, à plaire aux garçons et souhaite poursuivre ses études après le bac, sa mère décide de la marier : c’est le seul moyen de «s’en débarrasser proprement». Sans déshonneur. Shaïma «s’est inscrite sur des sites de rencontres communautaires pour organiser son propre mariage forcé», explique Marie. La jeune femme se dit qu’elle trouvera peut-être un homme à qui cela rendrait service aussi, homosexuel pourquoi pas. Mais un cousin l’attend au pays. Prétextant des vacances en Algérie, sa mère l’y envoie, sans lui laisser le temps de passer les épreuves de rattrapage du bac. Depuis, donc, la voilà «séquestrée». Sa mère, elle, est rentrée en France. Marie fait depuis des pieds et des mains pour faire revenir Shaïma.

 

«Pour moi, ma vie était foutue»

«En général, on leur dit clairement [qu’on veut les marier, ndlr]. Ou alors elles voient qu’un oncle ou une tante appelle souvent. Ou qu’un cousin envoie des cadeaux», énumère Sarah Jamaa. Celles qui se rebellent, «on les menace de renvoyer leur mère au bled ou de marier leur petite sœur à leur place». Nombre de mariages sont prévus dès la grossesse ou la naissance, souvent avec un cousin. D’autres s’organisent à l’adolescence, «lors de la découverte d’une relation amoureuse avec quelqu’un qui ne correspond pas aux critères de la famille, constate Sarah Jamaa. Cela entraîne des ruptures de scolarité, des grossesses non désirées, pas mal de "mariés" exigent que leur femme arrête les études, il y a des amours brisées…» Et rappelons que le mariage implique généralement des relations sexuelles. Non consenties, donc.

 

A 13 ans, Mariam (1) a, elle, été promise à un homme d’une cinquantaine ou une soixantaine d’années, elle ne saurait dire précisément. Elle vit au Sénégal, lui en France. Mariam doit devenir sa quatrième épouse. «Ma tante a dit d’accord sans me demander, se souvient-elle, quatorze ans plus tard. Je me sentais très mal, pour moi ma vie était foutue.» La voyant passer beaucoup de temps avec les garçons, sa famille souhaite la marier rapidement pour la «calmer», éviter qu’elle fasse des bébés hors mariage. «J’étais un garçon manqué, je ne pensais même pas à me marier, rétorque-t-elle. Chez nous, normalement, tu dois te marier à temps, sinon les hommes ne te regardent plus. A 20, 21 ans, c’est trop tard.»

 

Mariam refuse le mariage. Son oncle la soutient et organise son départ vers la France. Mais ici, rebelote. A 15 ans, alors qu’elle rentre de l’école, elle trouve la maison remplie. «C’était mon mariage [religieux, ndlr], je ne savais même pas». Alertée par une voisine, la police débarque. Mariam finira par plier bagage et rejoindre un foyer. «Je ne peux pas me mettre avec un homme que je n’aime pas, justifie-t-elle. J’ai envie de faire ma vie à ma façon, je ne veux pas qu’on décide à ma place.»

 

Dénoncer, c’est stigmatiser ?

Le site '' Stop-mariage forcé liste les recours '' existants pour les personnes menacées de mariage forcé, et un numéro de téléphone leur offre un accompagnement (01 30 31 05 05). L’association Voix de femmes a déjà pu rapatrier des jeunes filles, mais la tâche est plus compliquée que d’empêcher des départs. «L’important, c’est le travail de prévention. Mais on a très peu de moyens pour en faire en milieu scolaire, regrette Sarah Jamaa. Et on vient de perdre une subvention du ministère de l’Intérieur pour l’accueil des femmes. Ça nous supprime un poste d’accompagnement.» La lutte contre le mariage forcé est par ailleurs de plus en plus entravée par «un retour en force du relativisme culturel, regrette Sarah Jamaa. Souvent, les éducateurs ont peur de stigmatiser, ils se disent qu’on va faire augmenter le racisme. Ils ont l’idée que, parce que c’est culturel, on ne peut pas y toucher.»

 

Samira (1), 21 ans aujourd’hui, a pour la première fois entendu parler de mariage à 14 ans, lorsqu’elle vivait en Algérie. A 18 ans, cette Franco-Algérienne finit par accepter de rencontrer son prétendant, le frère du mari de sa sœur. «Je suis tombée amoureuse de lui, c’était un grand parleur.» Lui n’a d’intérêt que pour ses papiers français. Elle finit par s’en rendre compte et décide de mettre un terme à cette relation. «Ma mère m’a frappée avec la canne de ma grand-mère», raconte-t-elle. Le mariage civil aura bien lieu. Mais pas le mariage religieux, gage pour Samira d’avoir des enfants, dont elle a tant envie. Pas de robe de mariée, pas de fête, juste un acte administratif sans charme. Mais son mari le lui promet : le mariage aura bien lieu. Une fois qu’ils seront installés en France. Lui faisant miroiter mariage et bébés, son mari parvient à la faire venir en France. Elle n’y trouvera qu’un rendez-vous à la préfecture pour qu’il obtienne une carte de séjour, des violences et des restrictions de liberté. Samira est aujourd’hui en instance de divorce.

 

Si elles s’en sont sorties, Mariam et Samira ont des rapports totalement troublés aux hommes aujourd’hui. Elles ont bien eu des relations, mais rien de satisfaisant. Samira se dit prête à finir ses jours seule s’il le faut. Et son rêve d’enfants ? «J’y pense. Ça me touche vraiment en plein cœur. »

(1) Les prénoms ont été changés.  Elsa MAUDET

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Marier de force une jeune fille est bien un mode sociétal traditionnel phallocrate visant à interdire l'espace public au femmes pour les maintenir dans le rôle de ventre destiné à produire des « petits musulmans », il est surtout, par dessus tout pour parvenir à bonnes fins l'expression majeure d'une xénophobie qui trouve sa source dans le coranune xénophobie à placer, dans ce '' meilleur des mondes musulman '' de l'athéophobie, au même niveau que l'interdiction de changer de religion ou encore d'avoir l'audace de se déclarer publiquement incroyant*1 - ( *1 : et d'encourir la mort ou l'emprisonnement pour athéisme )

 

Dans notre pays rien ne change, pour faire respecter les valeurs de la République, il ne faut pas compter sur nos gouvernants socialistes qui auraient trop peur d'être accusés d'islamophobie pour ne pas perdre les voix d'une bonne partie de leur électorat qui se déclare musulman, en 2010 J'écrivais : Le ''prix'' d'une femme - sous loi islamique, suites 1:

http://laiciteetsociete.hautetfort.com/chaos-de-coline-serreau/

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Suite 2 : Mariage de force - excision - polygamie - racisme - scolarisation des filles

http://laicite-moderne.blogspot.fr/search?q=Mariage+forc%C3%A9

Crab 22 Juillet 2015

 

30/05/2014

Mariages et patriarcats

Athéisme,mariage_pour_tous,lesbienne,gay,homophobie,sexualités,phallocratie,misogynie,patriarcats,féministes,religions,puritanisme,société,humour,cinéma,arts

Les corps flottants, peinture numérique

 

Réponse aux lectrices et aux lecteurs* ( *hélas, moins nombreux pour ces derniers ) à propos du mariage pour tous

J'ai défendu le mariage pour tous au nom de l'égalité : le droit pour toutes et tous de choisir ou non de se marier, et non pour des raisons normatives ou conformistes

Je n'ai pas manqué de préciser dans l'un de mes nombreux billets, rédigés au cours du débat, que je ne suis pas marié parce que je considère depuis toujours que le mariage in fine sacralise le ( les ) patriarcat

Ce n'est pas par hasard si la religion, cette idéologie masculine sacralise le mariage ; l'histoire jusqu'aux moments ( surtout à partir des années soixante ) où débutent les luttes féministes à montrer que le mariage était dans l'intérêt des hommes, pourquoi ?

La femme captive cantonnée à la cuisine et à la reproduction, le mari pouvait lui s'offrir tolérées quelques liaisons extra-conjugales

( Faut-il rappeler, ici, que la femme se devait, je cite « être ou rester propre », c'est dire vierge, fidèle et louée sainte si elle faisait preuve de tolérance vis à vis des « écarts » de son mari )

Je considère sur le fond que les sexualités sont, depuis la nuit des temps, parfaitement identifiées, priment sur l'idéologie consistant à rendre « obligatoire » le mariage qu'il soit hétéro, lesbien ou gay

Revendiquer comme une fin en soi le mariage n'est que le reflet d'un caractère normatif, complètement réac traduit un manque de capacité à imaginer la société dans des modes de vies visant à qualifier et à mettre en valeur les différences

Je réprouve tous actes définitifs : le mariage ou un tatouage gravé sur la peau - dans ce qu'ils posent de définitif pétrifient tout autant le langage du corps, la parole et fige la société     Crab  -30 Mai 2014

 

Suites :

http://laicite-moderne.blogspot.fr/2014/03/le-cerveau-t-il-un-sexe_27.html

 

ou sur :

http://laiciteetsociete.hautetfort.com/archive/2014/03/27/le-cerveau-a-t-il-un-sexe%C2%A0-5333198.html