Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

25/10/2016

Déradicalisation

Le plaidoyer de Patrick Pelloux et Zineb El Rhazoui pour une meilleure déradicalisation

Par Anne Jouan – 24/10/2016

Aristophane, Démocrite, coran, Éducation_nationale, Épicure, Ésope, Euripide, Hypatie, Johann_Sebastian_Bach, La_Fontaine, Leucippe, Lucrèce, Najat_Vallaud-Belkacem, Pirrhon, Mozart, Platon, religions

INTERVIEW - L'urgentiste et la journaliste, anciens membres de la rédaction de Charlie Hebdo, réagissent à l'annonce de la collaboration entre Dounia Bouzar et l'ex-mentor des Kouachi Farid Benyettou.

Patrick Pelloux, l'urgentiste et Zineb El Rhazoui*, journaliste, sont des anciens membres de la rédaction de Charlie Hebdo. Ils ne croient pas en la déradicalisation de l'ancien leader de la filière des Buttes-Chaumont Farid Benyettou.

.

LE FIGARO.- Etes-vous choqués d'apprendre que Farid Benyettou travaille avec l'association de déradicalisation de Dounia Bouzar? Pourquoi?

.

Patrick PELLOUX. Je vais saisir la ministre de la Santé, lui demander que la Haute autorité de santé évalue les pratiques de déradicalisation. Sur quels critères scientifiques travaillent ces associations? Benyettou qui fait de la déradicalisation, c'est comme si on demandait à une marque de cigarettes de se charger des campagnes anti-tabac! C'est une injure. On nous fait croire qu'on est dans un film et qu'à la fin, même les méchants deviennent gentils. Je ne comprends pas les psychiatres qui font confiance à Beneyettou, ils sont dans l'imaginaire et la croyance.

.

Zineb EL RHAZOUI. On ne peut pas confier le chantier de la déradicalisation à des amateurs. Et surtout, nous voulons entendre les déradicalisés dire qu'ils désavouent l'idéologie islamiste. Entendre que Beneyettou fait de la déradicalisation est pour moi, de l'ordre du viol ou du pied de nez.

.

Comment s'y prendre pour déradicaliser?

.

Patrick PELLOUX. C'est comme pour les criminels sexuels, on ne sait pas réellement faire, comment les rééduquer, les déprogrammer. Ce qui est certain, c'est qu'il faut engager des personnels qualifiés comme des psychiatres, des psychologues, des assistantes sociales. L’État doit cesser de faire confiance à des personnalités dont les méthodes n'ont pas été évaluées.

.

Vous comparez l'islamisme au fascisme. Pourquoi?

.

Zineb EL RHAZOUI. Pour moi, le terrorisme n'a pas seulement des racines sociales ou psychologiques. On doit comprendre que ces jeunes ont reçu un lavage de cerveau: c'est pourquoi il faut les choquer pour les réveiller. Or l'État français considère que l'on ne peut pas dé-radicaliser en parlant des Lumières ou de sciences, mais en disant qu'il s'agit juste d'expurger l'islam de ce qui nous ennuie, à savoir le terrorisme. Pour moi, la vraie déradicalisation, c'est la liberté de critiquer l'islam. Or aujourd'hui, ceux qui critiquent cette théologie vivent avec des gardes du corps. Aujourd'hui en France, on veut respecter l'islam mais, en réalité, c'est l'islamisme que l'on respecte. Par ailleurs, il faut comprendre que les vraies victimes du terrorisme ne sont pas ces radicaux mais nos amis de Charlie, les gens du 13 novembre, de Nice et leurs familles. Quand, après la Seconde Guerre mondiale, on a voulu se débarrasser du nazisme, on n'a pas seulement puni les nazis mais également la littérature. On a interdit les manifestations pacifiques de l'idéologie nazie. On a fait porter le chapeau à une idéologie et pas seulement à des individus.

Fin de l’interwieve de Patrick Pelloux, l'urgentiste et Zineb El Rhazoui – publié dans LE FIGARO . fr

I

La maladie d’illusions frappent les plus sincères d’entre-nous, car c’est vivre dans l’illusion que de se contenter d’exiger ou d’obtenir des dé-radicalisés, je cite : " Et surtout, nous voulons entendre les dé-radicalisés dire qu'ils désavouent l'idéologie islamiste " ;

Je ne vais pas m’étendre sur l’action de Dounia Bouzar que je n’ai jamais pris au sérieux – une bigote pour entreprendre de dé-radicaliser, c’est un peu comme Jean-Louis Bianco à la tête de l’observatoire bidon de la laïcité, cela ferait rire si ce n’était aussi dramatique

cette exigence est insuffisante, le coran n’est pas le texte d’une religion, ce document infantile et égoïste est raciste, sexiste, athéophobe, antisémite et homophobe ;

Ce n’est pas une religion mais un texte dépourvu de spiritualité*1 , c’est une idéologie politique et sociétale qui exclue toute forme de liberté de conscience

( *1: les religions n’ont pas le monopole de la spiritualité – la spiritualité, c’est la vie de la conscience - pour les non-croyants la vie de la conscience est consacrée pour l’essentiel à la recherche de l’éthique )

.

Le coran est l’outil du pouvoir politique, ce texte sert à programmer des ensembles de populations au rejet de tout les modes de vies non-musulmans : modes de vies pour le principal fondés sur la liberté, les libertés individuelles

.

Il faut avoir présent à l’esprit que le coran est incompatible avec " Les Lumières " associées aux philosophies non-matérialistes de la volonté de domination* ( *athéisme )*2 qui ont été et sont toujours les ferments de notre Culture, notre Humanité

( *2 : ici de rappeler, par exemple, que dans notre pays " Les Droits des Femmes " ont tous été obtenus contre les religions - ce qu’ont bien du mal à admettre la plupart des personnes ayant reçues une « éducation » religieuse )

.

En fait il ne suffit pas ... entendre les dé-radicalisés dire qu'ils désavouent l'idéologie islamiste - ce que tout vrai républicain est en droit d’attendre de la part de la très grande majorité des populations originaires des pays dominés par les musulmans, régions de monde où sont persécutés plus particulièrement les athées et les homosexuels, c’est de brûler le coran – certains parmi les hommes et surtout parmi les femmes issus des pays islamiques ou islamisés de force ont dors et déjà réduit en cendre les idéologies islamistes générée par le coran en s’appuyant sur la pensée critique athée, féministe et libertaire de ce même coran - autant dire par un procédé efficace de déconstruction, de dé-radicalisation, cette fois, menée à son terme – CRAB – 25 Octobre 2016

I

Suites : Lectures comparées

http://laicite-moderne.blogspot.fr/2015/05/lectures-comparees_10.html

I

ou sur :

http://laiciteetsociete.hautetfort.com/archive/2015/05/11/lectures-comparees-5619808.html

 

26/09/2016

Racines ou Références

Le plaisir est la racine de la morale, et Croire en l’Humain fait œuvre de civilisation quand prime sur l’irrationnel la recherche de l’éthique

Christine de Pisan.png

Christine de Pisan caricaturée par les universitaires, sans nul nul doute les lointains parents de la lignée d’une grande majorité d hommes tous plus mandarins et plus misogynes les uns que les autres qui, encore à notre époque peu soucieux de l’égalité femmes-hommes, entre-autres se font au nom de la « liberté » universitaire les défendeurs du port du voile islamique dans l’enceinte des universités

I

[ Exemple des méfaits de la religion : le sacrifice d'Iphigénie [1,80-101]

[1,80] Mais tu vas croire peut-être que je t'enseigne des doctrines impies, et qui sont un acheminement au crime; tandis que c'est la superstition, au contraire, qui jadis enfanta souvent des actions criminelles et sacrilèges. Pourquoi l'élite des chefs de la Grèce, la fleur des guerriers, souillèrent-ils en Aulide l'autel de Diane du sang d'Iphigénie! Quand le bandeau fatal, enveloppant la belle chevelure de la jeune fille, flotta le long de ses joues en deux parties égales; quand elle vit son père debout et triste devant l'autel, [1,90] et près de lui les ministres du sacrifice qui cachaient encore leur fer, et le peuple qui pleurait en la voyant; muette d'effroi, elle fléchit le genou, et se laissa aller à terre. Que lui servait alors, l'infortunée, d'être la première qui eût donné le nom de père au roi des Grecs? Elle fut enlevée par des hommes qui l'emportèrent toute tremblante à l'autel, non pour lui former un cortège solennel après un brillant hymen, mais afin qu'elle tombât chaste victime sous des mains impures, à l'âge des amours, et fût immolée pleurante par son propre père, [1,100] qui achetait ainsi l'heureux départ de sa flotte: tant la superstition a pu inspirer de barbarie aux hommes ! - De rerum natura - Lucrèce, Ier siècle avant notre ère ]

I

Illusions et fanatismes

Nul n’est enraciné, cependant il se fait que certaines populations sont idéologisées au point de sombrer dans l’illusion, le fanatisme ou la superstition, hors, plus généralement chaque personne à ses propres références et expériences dont-il est aisé d’observer que si inévitablement elles se comparent, elles ne se valent pas pour autant

Au fil des temps la religion ( essentiellement les monothéismes ) tente vainement de tuer le mythe qui justement ne meurt jamais ;

une forme de liberté d’expression le mythe n’est jamais réduit en cendres car il explore sans relâche des imaginaires sans jamais se fixer définitivement en un dogme :

susceptible d’interprétations diverses et variées le mythe se présente à l’entendement opposable à des vérités toutes faites, mais tâtonne

Dans ce sens la mythologie n’est pas morte, d’autant qu’à notre époque elle a probablement plus de choses en commun avec « nos » romans feuilletons, les séries TV ou encore la bande dessinée qu’avec ce que l’on désigne communément par la religion, ce qui sous-entend que la part ou l’impact des monothéismes sur nos sociétés n’a jamais pu faire la différence ;

cette part ou participation de la religion à notre époque, grâce essentiellement à la science et à l’apprentissage des savoirs se réduit de décennies en décennies ainsi qu’une peau de chagrin pour ne trouver sa traduction nul part ailleurs que dans l’exhibitionnisme forcené, rétrogrades, surtout pratiqué sans pudeur par des enfoulardées ou des enburkinidées

Interdites du droit de penser pour être, donc : d’animer, de rire, de chanter, de danser ( avant tout le sort réservé aux femmes ) et par dessus tout l’interdiction majeure faite à la communauté de ne croire qu’en l’Humain, car pour ces populations de femmes et d’hommes fanatisées endoctrinées dans une « vérité » et un dogme la finalité n’offre d’autre principe référent que le " nous " caractérisant la soumission au clan *1 ;

en cela « éduquées » dans le rejet du " je " et du " moi ", il est impensable, voire inconvenant pour elles de définir l’universel, notamment quand il s’agit plus particulièrement de l’égalité femmes-hommes tant du point de vue des droits et des libertés individuelles – 1* : l’oumma, est un exemple d’extrémisme

Pour définir l’universel n’est-il pas temps de rompre définitivement avec l’idée de racines fixées par des « vérités » édictées en dogmes, et de cesser de faire d’une confession religieuse l’identité d’une personne*2, d’un groupe de gens, quand ce n’est pas d’un pays ?

*2 : c’est d’autant plus une absurdité quand dans notre pays la majorité de nos compatriotes sont athées, agnostiques et déistes sans confessions et que cette tendance comportementale prend de l’ampleur un peu partout dans le monde

Après le JT de France 2 diffusé le dimanche 25 septembre 2016, j’ai suivi un reportage sur les persécutions des juifs en France ( ce qui est toujours et bien réellement vrai ), mais dans ce document on parlait des juifs comme s’ils étaient tous des croyants, aussi des chrétiens et des musulmans – pas une seule fois je n’ai entendu prononcer le mot athée pas plus il n’a été fait référence à aucun moment à l’athéisme [ ??? ] - enquête de « journalistes » ou de ...

I

Le plaisir est la racine de la morale

[ J'ai voulu t'exposer cette doctrine à nous / en un chant possédant le doux accent des Muses, / et sur elle poser la douceur de leur miel, / dans l'espoir que nos vers sachent, par ce moyen, / te retenir l'esprit tandis que tu perçois / des choses la nature en sa totalité, / et te pénètres bien de leur utilité. - Lucrèce, philosophe latin, premier siècle avant notre ère - ]

Dans les médias le pourceau d’Épicure ne manquera jamais l’occasion de de tenter de faire accroire cette idée partisane que les racines de la France et de la morale sont judéo-chrétiennes, c’est d’autant plus grotesque, voire risible puisque nulle personne de bonne foi ne peut-ignorer " De la nature des choses "*3 que le plaisir est la racine de la morale

*3 : De rerum natura - Lucrèce -

I

Croire en l’Humain fait œuvre de civilisation

Dans ce cas, s’il faut mettre en Lumières, concrétiser la recherche de l’Éthique dans notre pays, n’est-il pas urgent, parce qu’elles nous accompagnent depuis l’antiquité, revivifiées en ce XXIe siècle, de se référer à l’or et à l’ambre des mythes et grandes légendes de la pensée ? - : Aristippe de Cyrène, Aristophane, Démocrite, Épicure, Leucippe, Ésope, Diogène Laërce, Lucrèce, Hypatie, Christine de Pisan, La Fontaine, Jean Meslier, Casanova, Francesca Bruni, Émilie du Châtelet, Mozart, Da Ponte, Olympe de Gouges, Georges Sand, Nietzsche, Gisèle Halimi, Simone Veil, Salman Rushdie, Robert et Elisabeth Badinter ? - Crab 26 Septembre 2016

I

Suites :

http://laicite-moderne.blogspot.fr/2016/09/libertines-libertins.html

I

mais aussi :

http://laicite-moderne.blogspot.fr/2016/01/cest-pas-le-bon-moment.html

 

12/09/2016

Mithridate

Mithridate.png

L’Homme n’est pas un but mais un pont. Nietzsche

I

Sur un livret de Re di Ponte d’après une Tragédie de Racine, Mozart compose Mithridate à 14 Ans ; nul musicien avant ni après lui si jeune n’a pu faire aussi grand – dire de Mozart qu’il était-un musicien professionnel serait réducteur et une infamie - Mozart est musicien et pris en ce sens un pont, car à toutes époques, éternellement, il est et restera un de nos proches parce qu’il aime par dessus tout la " liberta "

I

Mithridate enfile un imperméable pour aller se battre à la guerre ? Il n'a même plus de casque ?

Vêtues de fripes, et joué dans un décor de désolation sans pour autant faire œuvre de plus de modernité que l’œuvre n’en comporte ;

bien souvent un opéra joué en costume d’époque participe, sur un plan plus général, d’un dépaysement qui ne manque jamais de combler l’amoureux de l’Histoire et de l’Histoire de l’Art

Cela-dit, il ne me gêne pas de dire que j’ai beaucoup apprécié deux versions de " Cosi fan tutte " en décors et costumes de notre temps ; cependant et c’est bien ici ce qui fait la différence la Cour de Mithridate n’en déplaise au metteur en scène n’était pas dans l’œuvre de Mozart ni de Racine la Cour des miracles ;

dommage cela gâche un peu le plaisir au regard de l’excellence de l’interprétation de chaque rôle par des artistes exceptionnel-le-s dont la présence scénique soutenue par la fluidité du flot musical modelant le récitatif est dû à la maîtrise et à l’immense talent d’Emmanuelle Haïm - Crab - 12 Septembre 2016

I

Diffusé sur arte, le 11 Septembre dernier

L'opéra Mithridate narre les déboires et les passions qui frappent Mithridate,roi du Pont, et sa famille. Mithridate et ses deux fils - Xipharès et Pharnace - convoitent en effet la même femme : Aspasie. Cette dernière est promise au roi mais est amoureuse de Xipharès - qui l'aime en retour - tout en étant désirée par Pharnace. Avec en arrière plan une guerre contre Rome, cet opéra seria dépeint donc une famille tiraillée entre l'amour et la jalousie, la loyauté et les désirs personnels. Un mélodrame plein d'émotions que Mozart compose à quatorze ans à peine, d'après l'ouvrage éponyme de Racine. Une œuvre de jeunesse où l'on voit déjà poindre des thèmes et des motifs qui jalonneront toute la carrière du compositeur. - Source : arte

I

Compositeur

Mozart, Wolfgang Amadeus

I

Œuvre

Mitridate, Re di Ponto

I

Artistes

Haïm, Emmanuelle

Hervieu-Léger, Clément

Spyres, Michael

Petibon, Patricia

Papatanasiu, Myrtò

Dumaux, Christophe

Devieilhe, Sabine

Dubois, Cyrille

Azzaretti, Jaël

I

Orchestre

Le Concert d'Astrée

I

Extrait, vidéo :

http://blvids.free.fr/Mithridate_roi_du_pont.mp4

I

Suites : Mozart - qui sont les femmes ?

http://laicite-moderne.blogspot.fr/search?q=Mozart

I

Mais aussi sur :

http://laiciteetsociete.hautetfort.com/de-la-musique-et-de-mozart/